À la découverte d’un monde positif

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Pascale et Jonathan sont deux reporters qui se sont allégés de tout, ont vendu la maison, la voiture et mis entre parenthèses le travail en CDI pour partir faire le tour du monde. Dans une époque où l’on vit à 100 à l’heure, ils ont décidé de lâcher prise, de prendre du recul sur nos vies trépidantes, hyper-consommatrices et ultra-connectées pour revenir aux valeurs essentielles.

Pendant un an, ils ont rencontré, photographié, filmé des personnes dans leur démarche positive. Ils se sont laissés inspirer par ces peuples éloignés avec la volonté de partager des modes de vie venus d’ailleurs, des paysages à couper le souffle et, avant tout, les valeurs véhiculées par ceux qui n’ont pas attendu que le monde change pour changer le monde. Le livre Un monde positif retrace leur voyage, leurs rencontres, et leur vécu. Nous leur avons posé cinq questions pour en savoir plus !

Qui êtes-vous ? Qui sont l’autrice et l’auteur derrière Un monde positif ?

Pascale Sury : Nous sommes Pascale et Jonathan. Pascale Sury, photographe et reporter du monde positif, amoureuse de voyages au point d’avoir déjà baroudé dans plus de 70 pays et cinq continents en 40 ans. Avec mon appareil photo à l’épaule et un regard bienveillant, je recherche l’inspiration, les émotions, la réflexion et le sens dans ces vies d’ailleurs que je découvre.

Jonathan Bradfer : Et Jonathan, le journaliste du couple. Visage de la télé à la RTBF pendant 17 ans : du sport, un jeu de culture générale, le journal télévisé ou encore une émission de débat. Comme Pascale, j’ai voulu devenir reporter-voyageur pour allier ma passion et mon métier. Après des années sur la vague de l’actualité, j’ai choisi le chemin du journalisme de solutions. On rentre de notre tout premier tour du monde positif à la rencontre de peuples éloignés avec la volonté de partager ces modes de vie d’ailleurs, ces humains acteurs de changements, ces initiatives positives et de transition, ces paysages à couper le souffle et ces valeurs revigorantes !

Avant de partir faire le tour du monde, vous vous êtes débarrassés du superflu. Comment se prépare-t-on (matériellement et mentalement) à une telle aventure ?

P.S./J.B. : Mentalement, c’est un long chemin personnel et de couple pour aboutir à la conclusion que cette vie nomade, de reporters-voyageurs, d’ambassadeurs de la beauté, de la bonté et de l’élan positif dont nous sommes tous capables est LA vie de rêve que l’on veut mener. Une fois ce cheminement accompli, la préparation est évidente, même si c’est un énorme travail. Vendre la maison, la voiture, se séparer de tout ce que l’on possède devenu superflu, résilier quantité d’affiliations ou d’abonnements, construire le voyage, construire un projet professionnel, trouver des partenaires, … la to do list était aussi grande que l’Everest, mais pas à pas, nous sommes arrivés au sommet !

De quoi a-t-il été le plus facile de vous séparer ? Le plus difficile ? 

P.S. : J’avais déjà pris mon envol, quelques années auparavant, donc je pense que mon exercice de lâcher-prise était déjà assumé. C’est moi qui ai proposé à Jonathan d’ajouter cette démarche de minimalisme à notre voyage, à notre choix de vie car pour moi, c’était l’occasion ou jamais de tester les valeurs de la sobriété heureuse qui nous plaisent tant. En fin de compte, nous avons eu bien raison. Nous avons vécu avec un sac à dos de 15kg chacun, 3 pulls, 3 pantalons, 3 t-shirts et nous n’avons absolument manqué de rien !

J.B. : Pour moi la vente de la maison a été une étape à traverser pas à pas. J’avais mis tellement d’énergie dans les travaux, le jardinage etc… qu’il était difficile de se séparer de cet attachement émotionnel. Mais en fin de compte, j’avais un tel sentiment de « trop », d’être finalement parfois esclave des biens matériels qu’on possédait. Si on réfléchit bien, on doit gagner beaucoup d’argent pour assumer cette vie, répondre aux « attentes » de la banque, de la voiture, du jardin, de nos employeurs… Ce choix de l’épure nous a finalement amené beaucoup de liberté.

Vous êtes rentrés en Belgique pour présenter votre livre et votre film. Et après ?

P.S./J.B. : Notre film connaît un beau succès en salles, nous le présentons dans plus de 30 conférences devant un public nombreux et enthousiaste. Nous sommes heureux de sentir que le message passe et que notre quête d’essentiel a du sens, bien au-delà de notre couple. Le livre, également, est déjà très demandé et nous nous réjouissons de pouvoir faire vivre ainsi notre cheminement personnel et partager les messages récoltés lors de ces belles rencontres du bout du monde. Mais nous préparons déjà la suite : un départ le 30 avril pour un nouveau tour du monde positif qui cette fois, nous emmènera autour du globe pendant 3 ans.

Toutes vos rencontres ont dû vous marquer, d’une ou plusieurs manière(s). Mais si vous deviez en épingler une (chacun·e), évoquer une personne croisée pendant votre aventure, laquelle/qui serait-ce ?

P.S. : Au Bangladesh, nous avons rencontré Runa Khan, une femme musulmane dans un monde d’hommes qui a fondé l’ONG Friendship en 2002 et qui est à la tête de 1800 personnes. Son combat est de s’occuper des « chars », ces îles éphémères qui apparaissent et disparaissent au gré des inondations et qui ont une espérance de vie de 10 ans en moyenne et sur lesquelles vivent 1 millions de personnes, parmi les plus vulnérables du pays.

J.B. : En Éthiopie, nous avons rencontré Abo Hawi, un chef de village qui a transformé son village désertique en oasis. Les habitants Abrha we Atsbha étaient autrefois victimes de vagues de sécheresse et de famines dramatiques, aujourd’hui après une transition verte instaurée par le chef de village (puits, irrigations, barrages, cultures en terrasses, création de zones vertes, plantations de millions d’arbres, …), la communauté a vu ses récoltes décupler et son mode de vie s’améliorer.

Merci Pascale et Jonathan d’avoir répondu à nos questions ! On voyage à travers vos récits !

13 mars 2019|Interview|