Investir intelligemment

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Vous souhaitez investir, mais avez peur de vous lancer ? Les promesses faites par les banquiers et investisseurs vous paraissent irréelles et vous souhaitez les confronter à la réalité du marché financier ? Dans Investir intelligemment, Jean Walravens aide chaque épargnant à y voir plus clair et à comprendre le système dans lequel il se lance. Découvrez quelques conseils dispensés par cet expert financier dans son ouvrage :

  • Cessez de vouloir battre le marché ! « Tous les prix Nobel d’économie le disent : on ne peut pas battre le marché ! Et ça se comprend parfaitement bien. Il y a des millions de spécialistes et de gens qui analysent tous les jours le bilan des entreprises. Si une action avait un rendement espéré, futur, plus élevé qu’une autre, tout le monde l’achèterait. (Et si tout le monde l’achète), le rendement espéré est le même : bas. Le marché est imbattable, ça, c’est garanti. Mais ça va contre l’intuition ! »
  • Connaissez vos risques ! « Les actions, c’est risqué ! C’est pour ça que, à long terme, elles rapportent plus. On peut perdre de l’argent (ce que les gens oublient parfois), mais, à long terme, c’est ce qui rapporte le plus. Ça dépend du risque que vous voulez prendre : si vous avez 60 ans et que vous devez manger petit à petit votre capital, vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir un portefeuille avec 80 % d’actions, parce que, si la bourse baisse de 50 %, vous allez manger le tout avant que vous soyez mort. Donc, le plus important pour un investisseur, c’est de dire : « Qu’est-ce que je peux prendre comme risques ? » Et c’est sur cette base qu’il définit « Combien dois-je avoir d’actions et d’obligations ? » Maintenant, les gens font l’inverse, ils se basent sur le rendement qu’ils utilisent « Moi, j’ai besoin de 3% par an, alors il me faut plus d’actions qu’avant ». Ils vont vers des catastrophes. »
  • Et surtout, diversifiez ! « Parce que la seule chose qui est sûre maintenant, c’est l’incertitude. Diversifier, c’est quelque chose que les gens ne comprennent pas : ils ont cinq actions en Belgique et ils croient qu’ils ont diversifié. En réalité, les Belges ne devraient jamais avoir d’actions belges et les Français ne devraient jamais avoir d’actions françaises : si vous êtes français et qu’il y a une crise en France, vous risquez de perdre votre emploi, l’immobilier risque de descendre, vous allez avoir plus d’impôts et, en plus, vos actions vont baisser. Il faut avoir des actions dans d’autres pays pour que les choses soient les moins corrélées entre elles. »
  • Achetez toutes les actions du monde ! Pour choisir ses actions, une seule solution : acheter toutes les actions du monde (des fonds d’action « Total World » qui vous permettent d’avoir des actions dans tous les secteurs et tous les pays). Si une société fait faillite, ça fait 0 ou 0,1 % de perte.
  • Veillez au frais ! « L’investisseur lambda devrait choisir comme fonds simplement les fonds qui ont les frais les plus bas, qui sont construits par des sociétés de gestion de fonds de placement qui sont des sociétés à but non lucratif qui achètent des actions de Banque. »
  • Tenez compte des fluctuations dans le temps ! Quand la bourse s’écroule, beaucoup de gens ont le réflexe de vendre leurs actions alors que c’est le bon moment d’acheter. Et quand la bourse monte pendant 5 ans, beaucoup de gens se disent : « La bourse, c’est génial ! » et ils achètent des actions alors qu’elles sont le plus cher. Ils sont entretenus dans cette illusion par les banques et les vecteurs financiers.

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24 février 2021|Interview|